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Chalaux de la saint Barthelémy
Informations sur cet événement
Date et spot
- Niveau :
- Niveau intermédiaire
Date et spot
- Date de début :
- samedi 23 août 2008 à 08h30
- Date de fin :
- dimanche 24 août à 21h45
- Spot :
- Chalaux
Compte-rendu
Aucun panégyrique sur notre périple ne saurait retranscrire, authentiquement, l'exquise aventure qu'il nous a été donné de vivre ce week-end. Cela dit, je me dois pour les absents, de relater quelques bribes de cet épisode rocambolesque, qui a n'en pas douter inspire déjà une profonde nostalgie à chacun de ses protagonistes, rendu aujourd'hui aux vicissitudes de la vie parisienne.
LE SAMEDI
Samedi matin, la vive impatience qui gagne chacun d'entre nous, précipite notre départ aux alentours de 9h15. Laurent les mains frémissantes, que je soupçonne d'être touché par la chalauxmanie aigüe, se saisit du volant et nous mettons le cap vers la rivière providentielle (après un arrêt furtif au monoprix). André et Nicolas ont projeté de nous rejoindre plus tardivement dans la journée.
Trois heures de route et nous atteignons le terre promise. Cette fois encore, le Morvan ne déroge pas à sa réputation : l'humidité glaçante, de la bordure de rivière, nous prend au corps. Les tentes sont installées sur les emplacements plats qui visiblement ne font pas légion.
Nous grignotons en toute diligence, puis c'est parti pour The fisrt chalaux of my life. Aux dires de mes camarades, le niveau d'eau n'est pas des plus hauts, ce qui laisse présager quelques frottements intempestifs pendant la descente.
Donc nous embarquons, et nous nous livrons à un petit échauffement. Meryl me fait les recommandations d'usage en ce qui concerne la sécurité. A ce moment, je dois bien avouer, qu'à mon excitation s'ajoute le stress lié à la méconnaissance de la rivière (malgré les paroles rassurantes de Mathieu).
Nous nous engageons alors sur une première partie plane, où la rivière n'est pas des plus virulente. C'est l'occasion de multiplier stops et bacs pour renouer avec quelques sensations. Puis viennent deux passages, plus sportifs et plus techniques : la piscine à Bill et les 400 mètres. J'y découvre une rivière dont le parcours est entravé par de nombreux blocs. A côté des JKpistes aguerris, j'effectue ce passage non sans une certaine crispation. Mais je dois reconnaître que cette portion de rivière une fois « apprivoisée » procure un ineffable plaisir.
'est un peu plus tard que les choses sérieuses commencent : la perte des veaux et le Courtibas. Un stop et une reconnaissance s'imposent avant la perte des veaux. Nous y rencontrons Nicolas et André qui sont venus se placer aux premières loges pour assister au farouche combat entre le kayakiste et l'insolente perte des veaux.
Je suis Moran et Christophe qui vont mettre en place la sécurité. C'est alors qu'une belle chute à l'émulsion sournoise se dresse devant nous, à la fois intimidante et fascinante. L'instinct de survie plus fort, pour cette première descente, me conduit à porter …Chose que je réitérerai dans Courtibas.
Après le pique-nique, la deuxième descente s'effectue avec Nicolas et André. Pour ce faire, André profite d'une nouvelle acquisition du club : « le NoMad », quant à Nicolas, c'est muni de son hydospeed qu'il naviguera à nos côtés…
Cette deuxième descente se fait, pour ma part, avec plus de quiétude, et je me risque progressivement aux difficultés majeures du parcours. Quelques-uns d'entre nous prennent la perte des veaux pour un jacuzzi géant et se laissent choir dans le bouillonnement incessant, avant d'être repêché par un sauveteur dévoué.
Nous terminons cette session d'eaux vives, fatigués, et regagnons le bivouac en contre-bas du barrage de chaumeçon.
Tout le monde s'active pour le repas du soir : André s'improvise Homme du feu et parvient à faire naître de quelque brindilles humides un véritable brasier qui restera actif toute la nuit. Meryl, avec le concours de Moran, nous concocte un délicieux Chili con Carne, pendant que d'autres s'activent pour chercher du bois. Une soirée d'exception s'annonce au milieu des elfes, centaures, licornes et autres créatures de la forêt.
Pendant le repas, Nicolas nous fait part des fastes de la vie florentine, et nous initie à la dégustation d'un petit chianti fraîchement rapporté de ses pérégrinations en Italie. Soudain une vision chimérique, une vison d'horreur, le fait sursauter : un crapaud vient de lui sauter entre les jambes ! Rapidement Christophe s'interpose entre le batracien et Nicolas… André suggère à Meryl, d'embrasser l'animal belliqueux afin de l'apaiser, mais Meryl ne se semble pas très motivée pour la chose.
La soirée se termine au doux hululement du chat-huant, sur une touche liquoreuse et croquante (nous goûtons encore aux spécialités italiennes que Nico a rapporté)… Nous ne tardons pas à regagner nos tentes pour sombrer dans un profond sommeil.
Le DIMANCHE
C'est dans l'aurore adolescente d'une journée pleine de promesses que peu à peu, le JKpiste s'éveille. Les Deltoïdes,trapèzes et triceps engourdis, il s'étire dans une grande pandiculation, captant avec tout son corps les énergies cosmiques. Il se prosterne devant la rivière, converti à ses pensées idolâtres. Une fois le rituel accompli, il va prendre son petit-déjeuner.
C'est un journée des plus agréables qui s'annonce. Les rayons du soleil, transpercent le couvert végétal et nous apportent vigueur et chaleur. Les tentes sont mises à sécher, et le rangement du bivouac s'effectue rapidement. Après avoir organisé la navette, et nous être équipés à contrecœur, nous embarquons tous pour une nouvelle descente.
Visiblement, cette descente s'annonce sous les meilleurs auspices, avec des conditions de pratiques particulierment bonnes… Mais Voilà que l'impensable se produit …Alors qu'à tour de rôle Moran, Christophe, Laurent s'amusent comme des dauphins dans une petite vague, Mathieu se prend à vouloir marsouiner à leur côté… Mais là :
plouf patatrac, creeee, bloum, splacth , splif, aie, au secours, à l'aide, SOS, 112, Pin pon pin….
Tout de suite le plan vigikayak se met en œuvre :
Phase 1 : récupération de l'homme
Mathieu, un peu secoué, après quelques mètres, il s'immobilise sain et sauf sur le côté de la rivière.
Phase 2 : récupération du bateau :
Laurent et Moran engagent une course-poursuite effrénée après le kayak « fou », qui désormais n'est plus piloté par personne. Il se rempli d'eau progressivement et dévale la rivière sans laisser de répit à ses deux poursuivants ; lesquels pratiquent la technique du bélier afin de diriger l'embarcation dans un contre-courant. Ils parviennent enfin à immobiliser le kayak.
Phase 3 : récupération de la pagaie :
C'est définitivement là, que les choses se corsent. Mathieu dans sa prodigieuse culbute n'a pas pensé à retenir sa pagaie, laquelle entièrement noire se fond admirablement bien dans les eaux sombres du Chalaux. Dans l'agitation, nous sommes plusieurs à avoir descendu la rivière, pensant que la pagaie pouvait s'être fait emmenée par le courant. Mais au bout de 200 mètres, il faut bien nous l'avouer, la pagaie semble perdue ! C'est alors une véritable chasse à la pagaie qui s'engage…Deux équipes se forment et remontent la rivière de chaque côté des berges : les espoirs de retrouver la pagaie sont minces et Mathieu se prépare déjà à porter le deuil. Pourtant, il faudra compter sur l'acuité visuelle de Christophe pour dénicher dans un contre-courant la pagaie subtilement cachée.
Téméraire, Mathieu reprend en main son arme de navigation et enchaîne sans rechigner les passages suivants.
La journée s'enchaîne ; repas, nouvelle descente et nous finissons pour la plupart épuisés au terme de cette quatrième descente. Nicolas, Laurent et Moran semblent encore afficher des velléités pour une dernière descente, mais il est déjà 17h00 et ces derniers doivent se résigner à prendre le chemin du retour…
Nous regagnons Paris aux alentours de 21h15, et une faille spatio-temporelle se referme. Le week-end s'achève, et chacun repart vers son autre vie.
Rémi
Mur..
.Ils participent à cette sortie !..
.Spot de la sortie..







Laurent M.
Rémi
André
Moran
Meryl
Mathieu
Christophe
Nico