Cure de la st René
Informations sur cet événement
- Niveau :
- Tous niveaux
Date et spot
- Date de début :
- samedi 18 octobre 2008 à 08h30
- Date de fin :
- dimanche 19 octobre à 21h30
- Spot :
- Cure
Compte-rendu
Compte rendu de la
sortie kayak des 18 et 19 octobre 2008 sur la haute Cure.
Comme je connais la rigueur orthographique
d?Aude et Delphine, je vais tenter de m?exprimer le plus précisément
possible dans notre belle langue de Voltaire ?
Je me dois de vous faire ce compte rendu
de week-end à plusieurs titre ; le premier, parce que j?ai été le
premier à baigner sur le parcours, le deuxième parce que c?était
ma première vraie sortie en rivière sur deux jours avec le JKP, n?ayant
auparavant effectué que des sorties à la journée (Meung/Loire, Cergy),
la troisième parce que c?est la première fois que je mettais à
l?eau mon premier bateau perso.
Le rendez-vous était fixé à 8h30,
j?arrive aux alentours de 8h15 en même temps que Laurent qui m?ouvre
le portail de la MJC. Efficacement il sort déjà un à un les bateaux
qui vont être utilisés pour la sortie et nous les arrimons à la remorque.
Il connaît les participants et leur matériel propre (bateaux et pagaies)
qui siègent au local. Vers 8h30 arrivent Aude et Dave dans un magnifique
Volgswagen krafter vert flambant neuf, sorti de chez le concessionnaire
la veille. Les différents protagonistes arrivent les uns après les
autres pour charger le matériel nécessaire à la logistique de cette
sortie de deux jours à neuf personnes. Le camion fait fureur tant au
point de vue confort que de l?espace. Aude et Dave paraissent soulagés
à l?idée qu?il rentre dans le local après quelques coups rageurs
de meuleuse de Dave au chambranle métallique de la porte.
Après un stop au Monoprix de Montrouge
et une tentative de faire le plein infructueuse à la station contigüe
(hors gabarit) nous prenons l?A6 direction le Morvan sous un soleil
radieux.
Nous arrivons dans les jolies collines
du Morvan aux couleurs automnales pour l?heure du déjeuner, histoire
de prendre des forces avant la mise à l?eau. La première descente
doit être envisagée d?après nos spécialistes entre le moulin de
Palmaroux et le pont du Gouloux. Gouloux, Sept taureaux, voilà des
noms qui ne me sont pas inconnus, tant ils suscitent de commentaires
par ceux qui les ont vécus lors de nos séances de piscine. Ce n?est
pas spécialement pour me rassurer, car cette partie de la rivière
est plutôt l?apanage des fines pales que des débutants dont je suis.
Heureusement, je suis pris en charge
par notre initiatrice dont la patience et la gentillesse ne sont plus
à vanter (chère Mémé). Et finalement, c?est un peu rassuré que
le doyen des débutants ajuste son matériel avant de se lancer sur
cette magnifique rivière morvandelle aux aspects bucoliques. Comment,
tu as quarante six ans ! S?exclame Aude, tu sais qu?on peut obtenir
une subvention en accueillant un vieux ?. comme toi ! (Voilà, il
y a des trucs gentils comme ça qui font toujours plaisir à entendre
avant d?embarquer). Vous l?aurez compris, le ton est à la rigolade
dès les premiers coups de pagaie, jusqu?à la première difficulté
mentionnée sur la rivière par un gros panneau « danger ». Là tu sens
comme une montée d?adrénaline et ni les conseils de Méryl, ni les
encouragements de l?équipe ne m?éviteront le bain. Me voilà retourné
comme une crêpe dès le premier rapide abandonnant pagaie et bateau.
Je m?accroche à un rocher la jupe entre les jambes, soudain rappelé
à l?ordre par les flots pas si tranquilles de notre jolie rivière.
Les commentaires des spécialistes qui heureusement sécurisaient l?endroit
et ont récupéré mon matériel à la dérive (Christophe, Alexandre,
Laurent et Stéphane) sont imparables : trop sur la défensive, le buste
est en arrière, tu n?as pas gardé assez de vitesse ni conservé
ta trajectoire? Merci en tous cas les amis, promis je ne recommencerai
plus, d?autant que je baigne désormais dans mon jus, assez frais
en cette saison.
L?arrivée c?est effectuée au pont
après le Gouloux (inutile de vous préciser que j?ai préféré terminer
le passage névralgique à pied, plutôt que de risquer plus grave pour
une première fois).
Après cette première partie, nous allons
boire un verre à Quarré les tombes où c?est la fête de la châtaigne,
les dégustations de marrons grillés vont bon train, ainsi que celle
des productions viticoles locales. A la nuit tombante, nous regagnons
notre lieu de bivouac pour la nuit. Là, chacun
s?affaire à monter sa tente, à la récupération du bois pour le
feu et à la préparation du repas. S?ensuit une veillée dont la
chaleur n?est pas usurpée dans vos commentaires lorsque nous sommes
à la piscine, tout y est même le champagne !
Le deuxième jour débute par un petit
déjeuner auprès du feu ravivé, après une nuit fraîche en harmonie
avec la saison. Le soleil est toujours généreux ce qui égaille les
couleurs chatoyantes de l?automne. Nos néoprènes enfilés encore
mouillés nous incitent à ne pas perdre de temps. Cette fois, c?est
l?intégrale qui est prévue depuis Palmaroux jusqu?au pont du Montal
avec le fameux passage de la Truite. Inutile de vous dire qu?au regard
de mes exploits de la veille, Delphine me donne perdant sur la Truite.
L?histoire la contredira, car je n?ai pas baigné ce deuxième jour
(même pas peur !) et je le dois à mon deuxième initiateur du séjour ;
j?ai nommé Christophe qui à son tour a eu toute la patience pour
disséquer la rivière de son regard de pro, me faire faire des reprises
de 50m maximum, m?indiquant partout où les pièges se trouvent à
fleur d?eau sans qu?on les soupçonne, m?évitant les désagréments
inhérent à tout débutant. Merci à tous ! Les amis d?avoir
passé du temps à me faire partager votre passion de l?eau vive !
Je peux confirmer à tous ceux qui ne connaissent que l?eau chlorée
de la piscine que la vraie vie commence sur une de nos rivières naturelles.
La réputation de sympathie, de convivialité et de camaraderie du JKP
n?est pas un mythe mais bien une réalité. Alors que je me sens progressivement
devienir à mon tour un « liquid-addict », je ne peux que vous prescrire
une petite Cure d?intoxication ? à l?eau vive.
A bientôt.
Rémy CHIB.