Jeune Kayak Parisien by toosport.com
WE de paques

WE de paques

Informations sur cet événement kayak
Organisateur :
Meryl
Niveau :
Niveau avancé

Date et spot
Date de début :
vendredi 10 avril 2009 à 18h00
Date de fin :
lundi 13 avril à 23h52


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Petit rapide sympa Au détours d'un méandre ... Le chevalier de la loire Les chateaux de la Loire ! Papa (razizi)

Compte-rendu

Vendredi 10 avril, la nuit tombe doucement sur Paris, les six membres de l'expédition JKP Allier 2009 se rassemblent progressivement sur la base avenue de Brancion. Les choix stratégiques du WE s'opèrent alors : petit ou gros bateau ? Vêtement de pluie ou crème solaire ?

Direction Clermont Ferrand. Et avec le nouveau camion, on roule plus vite que Schumacher... en Peugeot. On s'est quand même farci plus de 5 heures de Dalida et Aznavour, juste pour faire plaisir Meryl et Alex.
Une fois sortie de l'autoroute, la team se dirige vers le lit de l'Allier qui par expérience procure des emplacements propices au sommeil du juste. En un tour de main le squat est trouvé, les tentes montées...sur un spot échangiste homo (selon les jolis croquis et poèmes inscrits aux murs de la baraque voisine).

Samedi 11 avril, réveil vers 9h, petit déj et pliage de camp efficace...afin d'éviter d'éventuelles avances. Le rendez vous est donné avec le reste de l'équipe à Chapeauroux sur le coup de midi.

La famille Lozac'h est déjà là. Les grenoblois arrivent peu après nous. Les derniers sont, tous deux, propriétaires de véhicules de marque française... P'tit Louis et Frédo nous auront laissé le temps de faire la navette, les sandwiches, de boire une p'tite glute, une deuxième, un café, une troisième blonde... Merci Renault, merci Citroën ! Le programme de la journée est un long échauffement sur une partie assez facile (mais marmiteuse) de l'Allier, «Chapeauroux, pont d'Alleyras». Une reprise tranquille pour Marinette et Nico.

Deux heures quinze minutes plus tard nous finissons avec cette belle descente sans difficulté majeure mais au niveau d'eau très correct, 25m3. Après un retour par les petites routes montagneuses, le petit groupe (15 personnes) entre en discussions pour savoir où dormir (mais aussi quand boire, quoi manger, a-t-on prévu assez à boire?).
Finalement la décision est prise de dormir sur place au camping municipale de Chapeauroux. Comme c'est pas le Camping des Flos bleus mais plutôt le "Flote et boueux", nous squattons la salle commune, malheureusement aussi très humide (et déjà investie par des allemands...). Cinq options se décident pour le couchage : sous tente, dans le camion, dans la salle, dans une tente montée dans la salle, dans une tente montée dans le camion garé dans la salle (ah moins que, trop de bière...).

Dimanche 12 avril, réveil pluvieux au camping de Chapeauroux. Et pendant que Frédo négocie férocement l'utilisation des chiotes avec la directrice du camping, deux groupes s'affrontent : Saint Etienne du Vigan-Chapeauroux ou Monistrol-Pardes. Comme toujours bizarrement, ce sont les petits bras qui l'emportent. La petite équipe peut alors quitter le camping pourris et se diriger vers le beau village de Monistrol.

Christophe, qui se fait vieux, préfère la navette à la navigue. Pierrot et Rémi se sentent l'âme de conquérants et embarquent en air boat. Gonflés par le niveau d'eau, les remous sont violents et surprenants (à cause du mistral marseillais) mais la descente se passe bien. Un drossage fait toutefois dessaler l'air boat, les deux compères doivent avoir la même combi qu'Alain Bernard, ils nagent le cent mètres en moins de 48 secondes ! Nous arrivons ensuite sur le passage de «la cabane à ponets» qui s'annonce par un grand virage à droite marqué par le mur de soutènement noir de la voie de chemin de fer. Par ce niveau d'eau le rapide est assez large et pleins de vagues, il y a juste un gros pavé à l'arrivée qu'il faut éviter par la droite ou par la gauche. Le passage est porté par les kayakistes raisonnables dont le futur marié (qui par définition est le plus raisonnable).

C'était tellement bon que l'on en redemande, surtout que les 15 kilomètres de ce tronçon ont été avalés en à peine deux heures. Un petit groupe continue alors vers Saint Julien des Chazes pour profiter des derniers rapides en classe III.

Tous les protagonistes se retrouvent à l'arrivée mais des véhicules sont restés à Monistrol. La pluie, toujours présente, ne facilite pas les discussions. Il faut choisir où dormir (quand boire, et toujours les mêmes autres questions existentielles) et définir le programme du lendemain.

Après plus de 30 minutes de débats acharnés, la décision est prise de se diriger vers la Haute Loire (tant aperçu sans jamais être naviguée) et de dormir à proximité du lac du Bouchet. Nous disposons là-bas d'un abri avec cheminée, jacuzzi, barbecue...mais nous ne pouvons en dire plus. Toutes les conditions sont remplies pour une bonne soirée, on attaque allègrement le cubi de rouge et même la fameuse bouteille de vodka du camion. Peu après faute de pouvoir dormir, Moran s'amuse à enregistrer les lourds et profonds ronflements de Nico.

Lundi 13 avril, le petit déjeuner est pris autour de la cheminée pendant que la marmaille cherche les oeufs au choco. L'Allier est en cru, on a bien fait de se faire la Haute Loire

C'est le début du plan galère du WE, le réservoir du camion est vide. Dans le trou du cul de la France, le lundi de pâques, il est difficile de trouver uns station service ouverte. Direction donc Goudet en passant par une hypothétique station essence. Une fois sur place on charge l'ensemble du matériel dans deux véhicules et on se dirige vers Arlempdes le départ de cette section de classe III avec un passage 5 sur la fin. Ici il y a beaucoup moins d'eau que sur l'Allier et il arrive de gratter un peu le fond. Cela n'empêche pas quelques rapides sympathiques que nous ouvrent Doudou et Riquet. Ils peuvent même devenir assez coquins. Nicolas en fais les frais et marque le premier bain du WE.

Le deuxième bain du WE survient rapidement après le premier. Christophe se laisse surprendre par une roche immergée au milieu d'un petit rapide et son esquimautage ne passe pas. La natation est donc inévitable mais le ridicule ne tue pas ! La difficulté va croissante sur cette rivière jusqu'au dernier rapide dans une petite gorge où il ne faut pas louper le stop à gauche avant un seuil coté 5. Personne ne tente le passage car la configuration du lieu fait un peu penser à une loterie, soit ça passe bien, soit on gagne une belle rouste. (Alex ptit kekette)

Il faut maintenant faire ses adieux à nos petits camarades de jeux et s'en retourner vers Paris. Mais il faut avant tout s'occuper de notre problème de carburant. Par sécurité et pour ne pas risquer la panne d'essence Christophe et P'tit Louis sont envoyés avec un bidon à la recherche du précieux liquide. Ils reviennent quelques temps après fiers de leur trouvaille et nous pouvons donc prendre le chemin du retour. Après 5 heures d'autoroutes (et de ces put**** de Dalida et d'Aznavour, merci Mémé!) nous voila enfin à Paris. Nous sommes lundi 13 avril, il n'y a pas eu d'embouteillage et nous aurions pu naviguer plus puisque nous sommes rentrés limite trop tôt ?


Mur..

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