Jeune Kayak Parisien by toosport.com
Canoë à Quimperlé sur l'Ellé (Bivouac - entraînement Spitzberg)

Canoë à Quimperlé sur l'Ellé (Bivouac - entraînement Spitzberg)

Informations sur cet événement canoë
Organisateur :
Laure
Niveau :
Niveau intermédiaire

Date et spot
Date de début :
vendredi 18 décembre 2009 à 14h30
Date de fin :
lundi 21 décembre à 05h00


Description
Sortie rivière à Quimperlé en CANOE canadien bi-place (entraînement Spitzberg).

Il reste deux places pour cette sortie.


Les impératifs pour venir :

- avoir au minimum un an de pratique en rivière

- poser son vendredi après-midi (départ à 14h)

- il s'agit d'un we "autonomie" donc il faut disposer de sacs étanches ou sacs à gravas pour empaqueter ses affaires.

- pour les genoux sensibles : penser à préparer des pads pour se protéger

- budget du we : environ 80 euros

Me contacter directement avant toute inscription


Laure.

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Compte-rendu
« RENDEZ-VOUS AU LOCAL A 13H DEMAIN POUR UN DEPART DES QUE POSSIBLE
(on charge les affaires et on décolle). ». Voilà pour la théorie. Ce vendredi, il neige. Normal pour un 18 décembre… Je prévois large : ¾ d’heure pour rejoindre la porte de Brancion depuis le centre de Paris. Je charge ma mule (pardon mon vélo) et en route sur les chemins verglacés. Finalement, j’arrive au local sans incident, et là personne… Un doute m’étreint un instant : était-ce bien 13 h ? Ou ne suis-je pas resté à l’heure d’été ? Non, je suis juste un peu en avance, une fois n’est pas coutume. Mais déjà arrive Laure, chargée comme un vélo (pardon une mule) et qui traîne son gros sac à roulette dans la neige tel une Kosovare franchissant un col vers l’Albanie. Suit de peu, Julien bardé de sacs étanches et Ludovic les mains dans les poches... On se réchauffe en tressautant sur place et en attendant Mathias et Armel avec le camion et les provisions (et surtout les clefs du local). Attente de courte durée heureusement. Où est donc Sylvia ? « Coincée dans le RER A ».
Mais on n’est pas encore déscotché (variante celtique de décollé), car il faut trier les provisions, les rassembler par repas et par jour, les ranger dans des petits sacs, renforcés par d’autres petits sacs et rassemblés dans d’autres grands sacs (!), le tout dûment étiqueté : J1 matin, J2 midi, J1 goûter, J2 souper, J3 banquet… « Et la bière, on la met où ? ».

Bref « on charge les affaires et on décolle » à 14h30. Ensuite, je ne sais plus trop, j’ai dû m’endormir… Long voyage vers la Bretagne, entrecoupé d’intéressantes visites d’aires de services, aux sanitaires et machines à café d’un charme toujours exquis et d’un plaisir toujours renouvelés. Mais voici bientôt la sortie ! On réveille le chauffeur, le copilote se rendort, la feuille de route est fausse, et l’on cherche le Leclerc là où il n’est pas : Las ! Il eu fallu prendre la sortie suivante. Pas grave, petit transit par le centre de Quimperlé et quelques tours de ronds-points plus loin nous voici au Leclerc : un peu tard pour y faire les courses, pas pour y faire le plein. La maison de Béa est à 2 pas.

Ouf ! Nous vl’a rendu. Il est 21h30 et il commence à faire grand faim. Telle une bande de Volques Tectosages en expédition à Delphes nous invertissons la maison de Béa où nous attend son fils Gabriel, David et Patrick. Je m’autoproclame « chef de projet pâtes al dente » selon la terminologie Audinotienne, ce qui consiste à coordonner l’action des « chargés de mission pâtes al dente ». Avantage, si ça foire, les chargés de mission sont fouettés, si ça marche, le chef de projet est fêté. Pendant ce temps, dans la pièce principale, ça cause Spitzberg à n’en pas douter et aussi de canoë et de « l’importance de lever le coude ». Le stock de bière diminue. La soupe de Béa réchauffe les corps et les cœurs. Finalement les pâtes sont cuites (qui a dit trop ?) et vite avalé (qui a dit par Julien ?), on peut aller ce coucher…
A non, David a prévu des exercices de carto marine dans les « Inner Hebrides », avec calcul de courants de marée, traçage d’azimut brutal entre deux caps et j’en passe. Évidemment, je me fais remarquer par mon attitude dissipée (une vieille habitude). Vers 1h30 l’appartement de Béa se transforme en bivouac de fortune, chacun inverti un bout de plancher. Je fais le malin en me disant que le drap en polaire suffira, mais, au sol, il fait plutôt frais finalement, heureusement mon duvet est à porté de main.

Lendemain matin, réveil aux aurores ; aurores boréales s’entend. Car encore point de soleil, mais un fin manteau blanc et un froid mordant nous mettent d’emblé dans l’ambiance Spitzberg : David n’a pas mégoté sur le décor ! Après déjeuner, il faut déneiger. Le camion démarre sans bobo, Ludo grâce à son kit nitro et nous voici rapidement au bord de la Laïta, à la base du CKCQ (C’est cassé quoi ?) où nous sommes rejoints par Yves. Le chargement des canoës sélectionnés pas David est rapidement effectué sur la remorque et la troupe s’ébranle enfin vers les Roches du Diable. La Bretagne étant aussi prolixe en chasse-neige que Marseille, c’est lentement que nous progressons et c’est tant mieux car le paysage enneigé est superbe. Voici, les Roches, où nous retrouvons avec plaisir, Mickaël et Julien M., l’équipe est au complet. Matériels, nourritures et bateaux sont débarqués, l’échauffement commence car c’est en aval des rapides que nous embarquerons et bien des portages à travers la forêt givrée seront nécessaires pour acheminer tout cela à bon port. Ça prend du temps et il faut encore faire la navette pour ramener le camion à Quimperlé. Voilà, qu’il déjà l’heure de déjeuner. Le ciel est au grand bleu, les gorges sont splendides, le diable doit donc avoir quelques sympathies pour ces joyeux drilles. Mais le diable à plus d’un tour dans son sac : le sel et le poivre ont mystérieusement disparu. Armel, chef de projet « denrée alimentaires », se tourne vers Mathias « chargé de mission condiments ». Ça chauffe ! Poivre et sel sont restés dans le camion ! Laure est désespérée, le plof sera fadasse ! Mathias manque d’être noyé comme un petit chat dans l’Éllé…

C’est avec entrain, le cœur léger et le ventre lesté de quinoa insipide, que nous embarquons vers l’aventure. Quelques tours de chauffe au pied des rapides sataniques pour prendre en main la bête. Mais la bête est retorse et Mickaël, mon coéquipier de galère pourtant expérimenté n’est pas au bout de ses surprises. Il faut dire que j’ai une fâcheuse tendance à confondre droite et gauche ce qui combiné avec un état naturellement contemplatif et un engourdissement dû au froid entraîne un certain retard à l’allumage entre l’annonce de la manœuvre et son exécution.

Fin des ronds dans l’eau, Davis seul maître à bord de son embarcation, lance le signe du départ tout en insistant sur l’importance du « lever de coude » (une idée fixe). Et vogue la galère ! Au moulin de Kerléon, premières difficultés : un petit déversoir suivit d’un coude. Davis dirige la manœuvre et lance ces troupes à l’assaut. Julien M. et Patrick, Armel et Gabriel, Julien T. et Mathias, Ludo et Sylvia, tout le monde passe sans problème. À notre tour ! Au début, la digue passe bien, mais dans le virage, je m’embrouille, je pagaille trop à droite et l’on va se vacher dans la rive, Mickaël rattrape le coup, mais l’alerte a été chaude. Laure et Yves passent avec plus d’élégance. Mais Laure fait moins la fière sous le « Pont Neuf » qu’elle passe en marche arrière.

Déjà un autre déversoir s’annonce au niveau du moulin dit du « Pont Neuf ». Téméraire, mais prudent nous laissons l’avant-garde aller au casse-pipe. Pas trop de fond, ça frotte. Il va falloir y aller franco. Peine perdue, ça coince, faut que je maigrisse ! Mickaël se mouille les pieds pour nous sortir de ce mauvais pas. Finalement tout le monde passe sans trop de problèmes. Changement de configuration, je passe à l’arrière, c’est à moi de guider la barquasse ! La rivière s’agrémente de petits ressauts propices à de petits surfs et s’orne d’une étrange passerelle « home made » composé de poteaux EDF en béton. Au moulin du Stall, RAS, on passe sous le pont comme une lettre à la poste. Mais le répit est de courte durée. Au Moulin Mohot s’enchaîne déversoir suivi d’un second pont « home made ». Il ne s’agirait pas d’aller se mettre en cravate dans une des piles après un passage mal assuré du déversoir… Petite montée d’adrénaline. Je pagaye comme un beau diable, en essayant de me concentrer, et ça passe ! Puis la rivière serpente paresseusement, la lumière dore les coteaux et l’on se prend à musarder. On se permet même un arrêt bucolique prés d’une bande d’équidés qui prennent la pose et défilent pour la photo. On se croyait dans Fantasia. Laure a les yeux qui pétillent. Mais il ne faudrait pas moisir ici, on n’est pas encore rendu. Et encore un dernier moulin pour la route. Notre odyssée commence à ressembler à une croisade donquichottesque. La glissière du Moulin du Castelin est encombrée de branches. On passera donc à côté ! David rassemble la troupe et donne les indications. Mickaël est repassé derrière pour assurer la gouverne. Ça secoue, j’ai encore quelques petits problèmes de coordination surtout au niveau de la gîte… Dernière ligne courbe, emporté par l’élan, les bateaux de têtes loupent le site du bivouac. David s’époumone dans son flûtiau pour nous faire revenir. Fin de la navigation, mais pas de la journée…
On assiste alors à un streep-teease collectif par une température proche du 0°C. Au Spitzberg ce serait la canicule. Les arpions sont exsangues. Ludovic : « il faudrait ne pas avoir de pieds », réponse pertinente de David : « C’est moins pratique » !

Rhabillé de multiples couches, chacun vaque à ces occupations : montage des tentes et de l’abri collectif, corvée de bois, préparation du dîner. Trouver du bois sec est une gageure ; au sol le bois mort est gelé, mais faute de grives… Mickaël défriche le taillis à grands coups de machette ; pris par trop d’ardeur, il en casse sa lame sur une souche gelée !

Au moins, les allers et retour pour rapporter le bois, ça réchauffe. Le feu par contre, c’est moins sûr. Déjà, il a fallu l’allumer et ça n’a pas été simple. On a dû recourir à une bougie. Mickaël en a fait une affaire personnelle. Aidé d’un soufflet Hi-Tech, il a bataillé pour enfin initier la première flamme. Mais sans vent et avec du bois gelé…
À côté, l’atelier plof battait son plein, mené d’une main de fer dans un gant de velours par Laure, docteur es plofologie. Et que je te taille des carottes et que je t’émince du bœuf. Et que je te fasse bouillir tout ça avec du riz. Alerte à la bombe. Devançant l’atelier « feux de Bengale » prévu par David après le repas, Yves tente de transformer son réchaud en gadget Al-Qaïda. On lui fait remarquer qu’il y suffisamment de viande émincée pour ce soir.
Finalement c’est plutôt bon le plof, même sans sel ni poivre… Au fait, c’est quoi le plof ? Demandez à Laure !

Mickaël n’a pas lâché l’affaire, le feu a bien pris, mais ne réchauffe pas ! C’est comme si la combustion du cœur dégageait juste assez de chaleur pour dégeler les bûches de la périphérie… David a d’autres idées pour réchauffer l’ambiance : l’atelier « feux de Bengale »
consiste à s’entraîner à manipuler et à déclencher des feux à main périmés. Ici pas de risque d’alerter la SNSM. Les feux à main c’est comme le feu de camp, ce n’est pas gagné d’avance. Moins de la moitié fonctionnent. Gabriel a particulièrement la scoumoune. Il se rattrape en faisant de la GRS avec le Cyalume.
Bouquet final, la fondue au chocolat avec des petits morceaux de fruits dedans. Le gage consiste à nettoyer la casserole avec de l’eau glaciale (c’est du vécu).
Faute de feu, on se regroupe sous la bâche pour la tisane saveur du soir. J’en vois qui pique du nez. Un bon bailleur en fait bailler dix. Gros coup de barre, je me traîne jusqu'à ma tente. Fin de l’épisode.

La nuit a été fraîche, j’ai oscillé entre le trop chaud et trop froid. Désagréable. Il fait humide aussi. D’ailleurs il pleut ce matin. Fin de l’averse. Comme j’entends du bruit, je profite de l’éclaircie. Le temps s’est radouci, mais le sol est toujours gelé. Ce n’est pas aujourd’hui que cette tente séchera. De toute façon elle est déjà toute moisie…
Déjeuner puis remettre les affaires humides (et raides gelés pour certain). Une averse a le bon goût de crever sur nous en pleine séance de rhabillage. David est déjà embarqué et fait des ronds dans l’eau.

Et belote, c’est reparti. Un vieux pont de pierre permet de s’amuser dans les remous. Sur la rive droite un camp d’entraînement pour Hollandais. Une belle petite vague bien lisse permet un joli surf.
Arrivé au moulin de Zuliou. Pas assez d’eau, il faudra pousser les canoës à travers les herbes qui envahissent la digue. Sur la rive gauche des bassins abandonnés. La vallée s’encaisse. Nous voici au moulin du Fourden. Un coude, une passerelle en bois bien basse suivi d’une marche au rebord irrégulier. David a posté la sécu en aval. Pas de quoi fouetter un chat, ça passe nickel. Quoi ? Quel bain ? Ha, oui Sylvia et Ludo se sont baignés. Comment ça moi aussi ? Quelle photo ? Racontars ! « Orage, eau déversoir, eau frisquette ennemie » ! La loi d’Archimède N°2 est vérifié : « Tout corps chaud plongé dans l’eau froide subit une force verticale exercée de bas en haut, égale au poids du volume de fluide déplacé et qui le pousse à sortir vite fait du bain ».

Au moulin de Kergueff, il y a une glissière, je bourrine, mais emporté par mon élan, j’éperonne la digue. Mickaël s’alarme. Ok, j’ai déconné, c’est la faim ou la fatigue ou les deux. Marche arrière et ça passe. La pause déjeuner est la bienvenue. Pitreries pour débarquer, un peu plus j’y retournais. Mickaël est plié de rire. Pique-nique humide. Patrick fait une grosse promo sur les sardines à la tomate. Pas chaud. Heureusement, la pause est assez courte.

Rebelote. Pas pour longtemps. Le déversoir du moulin de la Mothe est infranchissable. Gros rappel de la mort qui tue. Et pas de portage possible à cause de riverain peu amène. Il faudra pas mal de temps pour faire passer un à un les bateaux accrochés à deux cordes de sécu.
Petit incident, une corde se coince dans une racine poussant dans le musoir. Technique brutale, on tire dessus comme des ouf ! Technique plus subtile, on tracte David, en aval du coinçage. Entre temps, des trompes la mort en kayak de descente ont passé le déversoir. Sans casse, mais pas sans risque. J’ai tout filmé, espérant revendre les images à TFI pour financer le projet Spitzberg.

Dix de der. Changement de partenaire, Ludo est à la manœuvre. Mickaël a filé avec Sylvia. David me rappelle la notion du « lever le coude », je crois commencer à comprendre. Il est temps ! Ça sent l’écurie, mais avant un dernier petit barrage. Au choix, la glissière ou la double marche. Va pour les marches. Finalement ce sera LA marche car on a assez mal visé ! Et ça passe, mais faudra écoper. Mathias et Julien, plus disciplinés optent pour la double marche. Las ! Ils ont dû trop manger ce midi, c’est un remake de « Titanic ».

Nous voici enfin à "Quimperlé, [..] attaché [..], depuis le moyen-âge entre les ruisseaux dont il gazouille et s'emperle en une grisaille pareil à celle que dessinent à travers les toiles d'araignée d'une verrière, les rayons du soleil changés en pointe émoussées d'argent bruni " Spécial dédicace à Marcel. Derniers ponts, dernier remous, au revoir l’Éllé, bonjour la Laïta. Derniers coups de pagaie, le CKCQ est en vue. Ne reste plus qu’à hisser les canoës, les vider, ranger le matos, se rhabiller, faire l’inventaire de la bouffe, etc.

Nous sommes attendus chez Béa, pour déguster quelques krampouzen franchement bienvenues ! C’est à 21h30 que nous quittons nos hôtes. Le retour, c’est comme l’aller, mais dans l’autre sens, et avec du brouillard en plus. C’est vers 2h30 que je repars de la porte de
Brancion, la mule chargée, la tête lourde, heureusement ça descend.

Un grand merci à tous pour cet excellent séjour.

Christophe
Mur..
LaureLaure

mardi 22 décembre à 18h36

3 bains en canoë = 6 personnes à la patouille !!
Bientôt les photos sur le site avec les roches du diable sous la neige, pour preuve que c'était bien un we thématique "glaglagla"

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H2OH2O

lundi 21 décembre à 17h36

Je vais le CR, patience...
en attendant les photos sont sur le site de David
(http://robokoz.free.fr/index.php?option=com_phocagallery&view=category&id=19&Itemid=86)

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MerylMeryl

lundi 21 décembre à 16h36

Des bains pas ce temps???? Wouah bah on attend le CR alors.

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MathiasMathias

lundi 21 décembre à 14h36

A la mer je sais pas, mais dans les terres en tous cas fait pas chaud !!!
3 bains au compteur pour le groupe sur le WE
et la Bretagne confirme son image : qd il pleut ... il pleut ... à tel point qu'au petit matin y avait autant d'eau dans la tente qu'à l'extérieur (j'éxagère à peine, hein Ludo et Julien ?!)

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MerylMeryl

lundi 21 décembre à 11h36

Alors, est ce que c'est vrai qu'à la mer y fait jamais tres froid?
ou c'est une legende pour attirer les touristes??

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