Boucle de la Marne en kayak 2010
Informations sur cet événement kayak
- Organisateur :
- Armel
- Niveau :
- Tous niveaux
Date et spot
- Date de début :
- dimanche 24 janvier 2010 à 08h45
- Date de fin :
- dimanche 24 janvier à 18h30
- Spot :
- Marne
Description
C'est une balade a la journée en eau calme organisée par les clubs du 94.
Accessible a tout les courageux(se).
plus d'infos sur le site de Champigny Canoe Kayak
ou:
ou sur le site du crifck
Attention, il faut que j'envoie les inscriptions avant le 10 janvier (lundi).
Compte-rendu
Excursion en pays Val de Marnais
Dimanche 24 janvier 2010 8h45,
nous sommes 4 à ne pas avoir eu peur de la canicule : Séverine, Armel,
Moran et Nicolas (un de plus).
Armel a eu raison de demander à
chacun d’être en capacité de se protéger du soleil et de ne pas omettre son
thermos d’eau fraîche.
Chargement aisé du matériel,
sortie du club « remorque à la main », et nous voilà partis à
Champigny sur Marne.
Arrivons sur une base nautique où
nous attendent café, thé et cake. Les « patrons » (Armel et Moran) sont
convoqués pour un briefing au QG du chef de village, général en chef de la base
de Champigny.
Les instructions sont
rediffusées à l’équipe : « il
faut mettre les bateaux à l’eau, partir quand on veut mais sans trop traîner et
suivre dans le sens du courant. Après, il y aura le pique-nique. » (ça
c’est du brief).
On est avec des gens super sympa
car ils préviennent qu’on va pouvoir partager leurs coutumes. Elles sont étranges :
ils font chauffer le vin pour les apéros du midi et se couchent manifestement
très tôt car pour leur 4 heures ils sont déjà à la soupe. Quand le chef de
Champigny a annoncé qu’on partagerait leur apéro… et leur soupe, heureusement
que nos chefs à nous ont fait mine d’être très contents et honorés: c’est là
qu’on reconnaît les voyageurs expérimentés. Ils savent se plier aux us des
peuplades qu’ils rencontrent au gré de leurs
pérégrinations.
Avant le départ, Moran se fait
prêter un kayak de mer et ne cache pas sa joie.
Mise à l’eau (merci pour les
conseils avisés) et en avant. En avant pour
presque toute l’équipe, sauf Armel qui régulièrement vérifiait que les yeux
qu’il a derrière la tête lui assurent une vision suffisamment nette pour
pagayer à l’envers.
Il y a beaucoup de kayaks de mer,
un gars en canoë, 2 bateaux méga-longs pour 5/6 équipiers avec un flotteur à
gauche (une yole ? une pirogue ? (on ne sait pas, on n’y connait
rien)).
Un bateau est suivi par un requin
très bien apprivoisé tenu en laisse. Tous les âges sont représentés, bref tout
ça fait une joyeuse troupe plutôt sympa quoiqu’un peu bruyante lors des
regroupements.
Le ciel est à peu près à la
hauteur de l’eau. Pour éviter que nous ayons trop chaud ou pour donner aux Bretons
une ambiance qui leur fait penser au pays, une pluie fine nous
accompagne : température pas facile pour les mains.
Sur les berges, de ci de là,
quelques maisons rivalisent pour être la plus jolie, la plus cossue : il
faudra pas « travailler plus », mais « beaucoup plus »…
Toujours sur les berges, en dépit
d’une météo exigeante, on en croise
quelques-uns (et -unes) qui n’ont pas renoncé aux bonnes résolutions de début
de mois : « cette année je me remets au sport ».
Bon, pas trop de déconcentration,
ce n’est pas évident d’avancer toujours droit… (Alors qu’on ne doit guère faire
plus calme comme flotte, ça pose question pour la suite).
Chouette matinée, la température
monte à mesure de l’effort et nous arrivons dans un nouveau village, Créteil, où nous débarquons. Chaude ambiance, tout le
monde danse autour d’une énorme gamelle. Le Créteillois (comment on dit un
habitant de Créteil ? Pas un crétois, pas un crétin) serait-il cannibale ?
Mais non, pas de panique, il s’agit seulement de la gamelle de vin chaud autour
de laquelle se mélangent les rires et les parfums d’épices exotiques.
Malgré la canicule et pour ne pas
vexer, nous faisons honneur au vin chaud. Les chefs donnent l’exemple… et y
retournent.
Autre présent du club de
Créteil : le pâté au poulet dans des conditionnements individuels
habituellement destinés à la confiture dans les hôtels. Original, pratique, ce
sont les 2 seuls adjectifs positifs qui viennent quand on y goûte. Heureusement
Séverine a généreusement vu trop grand pour sa salade (NDLR* : d’ailleurs
il en reste : qui en veut ?...)
Eau chaude, rangement, ablutions
et nous obéissons aux ordres du départ. Mise à l’eau un peu bordélique et
attentes à répétition pour être bien groupés pour passer 2 écluses.
La pluie a cessé mais un petit
vent frais décide de nous accompagner. Passage sous un tunnel (qui comme les
écluses sert à des péniches pour prendre un raccourci sur la Marne) et
nous débouchons sur la Marne, la vraie (si j’ai bien tout compris).
Après quelques centaines de
mètres, portage obligatoire devant un XXXX (c’est un ouvrage qui fait que la
rivière s’affaisse brutalement sur toute sa largeur et qui provoque des
tourbillons dangereux).
La berge est boueuse, les jambes
ankylosées et les doigts gelés (ceux des mains et ceux des pieds), mais « il
y a eu plusieurs morts dans le passé » (dixit Moran) alors ça motive pour porter
le Kayak à bout de bras…
Encore quelques centaines de
mètres (à la pagaie) et nous arrivons à Champigny. Sauf erreur il n’y avait pas
de soupe (quelqu’un aurait-il cru que c’était une marmite de potion magique et l’aurait-il
volée ?).
Changement, goûter, rechargement
du matériel : est il besoin de détailler ?
Ah si, juste pour la forme, une consigne
d’Armel pour les nouveaux: les affaires mouillées en bas, les affaires sèches
en haut (du camion). Sur quoi Armel bourre sa combi, ses bottes, son K-way dans
son sac qu’il met… en haut! Explication du chef: « c’est mouillé mais…
c’est sec »… Ah bon d’accord… Il nous faudra peut-être encore quelques
sorties pour saisir toutes les subtilités de l’esprit JKPiste…
Nous croisons sur le parking quelques
kayakistes d’expérience qui s’extasient devant le camion et ses compartiments :
« génial ces aménagements : ça me fait penser au camion d’une équipe
de furieux qui taquinent de la rivière comme des sauvages : les gars du
JKP » (ça aussi c’est rassurant pour la suite, non ?). « Ah bon
vous êtes du JKP : et comment va Méryl ? » etc.. Moran et Armel
raconteront, ils ont sûrement mieux capté.
Le retour ? Rien que du
classique : autour de 18 heures le périf est bouché. Pour le reste vous
connaissez les procédures de rangement, de collecte pour le camion.
Merci à tous pour cette chouette
journée, et à bientôt sur l’eau.
Nicolas et Séverine
* NDLR: note de la relectrice... ;-)