Laure
jeudi 26 août à 10h36
Quelques photos en attendant le CR... Par contre, faut commencer par la fin pour avoir l'histoire à l'endroit (Nico, hellllppp !!) !
....
Mathias
mardi 03 août à 21h36
amusez vous bien !!!!
....
J-2 Paris → Calais - 335 km
12h30 : Guillaume, Mémel et Laure arrivent au club. Mémel : “je comprends pas pourquoi on s’est donné rendez-vous aussi tôt, y’a besoin que de deux heures pour charger, non ?”
4h plus tard... On avait oublié les impressions, les mousses de calage, les pains de glace, les sangles (en vacances ?), l’adaptateur (disparu...), Christophe coincé en Seine et Marne (accident voyageur selon l’intéressé - il envisage de rejoindre en vélo), Patrick coincé à Toulouse avec une valise nucléaire à déposer impérativement dans un endroit secret (?).
A 17h30 avec une heure et demi de retard, on décolle enfin... direction l’endroit secret (c’est sur la route ?... bien sûr que non !). On croise des gosses à la sortie de la MJC qui s’étonnent : “hé m’sieur m’sieur, vous allez où avec les kayaks ? En Ecosse ? Vous y allez pas en avion ? Vous avez pas l’argent ?!!!!!”
A 18h30, la valise nucléaire est livrée. On quitte la banlieue avec deux heures et demi de retard... rendez-vous à 22h00 au camping de Calais, après, les portes sont fermées.
Arrivée 22h12 : les portes sont fermées. On commence à décharger, et poser les cadenas… vu la glauquitude des lieux, on envisage les tours de garde. Le gardien se pointe, patibulaire “On peut vous demander ce que vous faites ici ?”Après avoir vérifié qu’on a payé notre nuit, il nous ouvre son jardin d’Eden. On croise quelques énergumènes louches... Premier apéro avec Julien et Karine, nos deux Bretons, et première nuit dans le camping coincé entre la zone portuaire et les HLM, bercés par le doux son du ferry...
J-1 Calais → Bridge of Orchy - 861 km
Lever à 5h, petit dej dans le ferry, penser à rouler à gauche et petits calculs de conversion de vitesse... Premier péage à Dartford tunnel, on perd les Bretons qui n’ont pas de liquide, ni £ ni euros = arrêt de la circulation et demi tour, sortie de l’autoroute. “Fucking french 1”. L’anglais ne prend pas la carte bleue... Looooongues pauses dans les station services en forme de tour de contrôle et initiation à la page trois du Sun par Christophe... mmmmhhhh...
Pause déj et spéciale dédicace aux tartes salées de Marie-Jo. Embouteillages...
18h00 : “Have you checked you oil ?” Ah ben non... Arrêt d’urgence sur l’autoroute. On avait le responsable bouffe, le responsable navigation... la prochaine fois on pensera à nommer un chef mécano !!
20h00 : Guillaume se tape un whooper
21h00 : des flics en cagoule (on comprendra plus tard que c’est pour les midges...) nous égarent à un pauvre carrefour... Heureusement Christophe a des doutes et Laure a l’application Midges Forecast... demi-tour !!
22h30 : le pub de Bridge of Orchy ferme...
22h45 : on arrive à Bridge of Orchy. Raté !!
23h00 : on comprend le pourquoi des cagoules des flics.
“Bvvvvp Bvvvvvp” (C’est pas les midges, c’est Mémel qui reçoit un texto)
J0 Bridge of Orchy → Dunvegan - 261 km
Petit dej à Bridge of Orchy (“...” - ceci est le bruit silencieux des midges). Pause à Fort William pour l’avitaillement en bières. Mais le rayon bières n’ouvre qu’à 10h. Et là surprise : le club de Trappes bivouaque depuis neuf heures devant le rayon alcool. Sur le parking : mais où sont les Bretons ? Il sont partis racheter des bières.
Deux heures plus tard, on quitte enfin le centre commercial... Achat d’une moustiquaire locale avec des trous fins pas comme celle du Vieux qui laissent passer les sales bêtes.
Ile de Skye, nous voilà !
Déjeuner à Sligachan sous la flotte près des bikers allemands. Un goéland menace les kayaks. C’est maintenant qu’il faut décider dans quel sens on va tourner... de Dunvegan à Portree comme prévu initialement ou de Portree à Dunvegan ? David et un pote de Julien nous font des topos météo avec analyse des dépressions. Va pour Dunvegan, le temps a l'air correct le premier jour, pour la suite, qui survivra verra...
Hésitation sur le lieu de bivouac et d’embarquement, on finit par se carapater au camping. Premier contact avec l’autochtone écossais à l’accent rocailleux, mais fort sympathique. Dernière douche avant (... ????) et répartition des vivres. Ca grommelle un peu mais ça rentre.
Navette... et c’est trop tard pour le pub (étonnant non ?)
J1 Dunvegan → Ardmore bay - 9,23 milles
Les jumeaux s'habillent. Y’en a deux qui on fait les soldes au même endroit (un magasin de sport du 5ème arrondissement dont on taira le nom ici).
Petit (mais costaud) portage de kayaks. Drift to le nord du Loch Dunvegan, vers Ardmore Bay. On dit bonjour aux moult phoques. Pourrissage par des autochtones agressifs en promène-couillons motorisé : “Seals don’t like canouuuuzzz !” “This is a protected area !” (ou pas en fait). “Phoquing french 2”. Le château des Mac Leod ressemble à Tchernobyl avec son sarcophage blanc.
Beau temps au départ avec zeph' dans le dos. Coral beaches : les plages de sable blanc s’étendent à perte de vue... comment ça vous nous croyez pas ? Aigle de mer...
Mandication prandiale sur l’île des haricots de mer dans le village fantôme à la zone intertidale dépavée (pour explications, contacter H2O)
Petite traversée vent arrière avec des vagues de surf, puis le long des falaises, jusqu’à Ardmore Bay. Hésitation sur le lieu de bivouac. Sur Google Earth, on ne voyait pas les vaches, pas les barbelés électrifiés et pas la fermière... mais par contre la “zone humide” tient bien ses promesses. Installation à quelques centaines de mètres des kayaks. Entre, il y a les taureaux.
Préparation du dîner. Il pleut. Patrick va chercher le sel. Christophe met le feu... à sa tente. Patrick va chercher le poivre. Laure va chercher les pâtes au saumon. Mais où est le saumon ? Christophe va chercher le saumon. « Bvvvp Bvvvvp ». Patrick va chercher l’huile. Mémel pense se débarrasser de la crème de marron (mais vient à bout du fromage blanc). Patrick va chercher le sucre. Il pleut. Armel tient à préciser que c’était la meilleure nav à ce jour. Patrick va chercher la tisane. Il pleut... dans la tente de Christophe aussi.
Promenade digestive au cimetière de Trumpan, haut lieu de l’histoire écossaise. La revanche de la vengeance du massacre des Mac Donald par les Mac Léod ou le contraire. Première prise de météo VHF pour le lendemain. « Sckkrttchh. Stornoway Costguards sckrrttchhh ». Bof bof. On comprend rien mais ça n’a pas l’air terrible. Ca sent le retour vers Dunvegan.
J2 Retour à Dunvegan - 10,69 milles
Il pleut. Bulletin de 10:10 de Stornoway : météo coton. Coup d'oeil sur la houle au Nord.On décide de retourner en fond de Loch, et de faire une navette le soir pour repartir de Portree.
Départ à l’aube de l’après-midi. Vent de face. On explore le coté ouest de la baie vers l'arche naturelle, cascades couleur Guinness.
Pause déjeuner. Ludo décide de fabriquer une vague à surf dans le “torrent” couleur whisky et teste l’étanchéité de son nouveau kway. Il fait beau, et c’est beau.
Premiers parcs à saumons, puis rencontre avec des pêcheurs et leurs casiers qui nous accusent d’importuner les poulpes. “Poulping french 3”. Zig zag dans les îles du fond du loch. Premier débarquement pour la navette sur une cale infestée de midges.
Navette puis direction Portree. Nous sommes très organisés : chacun son casier dans le camion.
On sauve la soirée et le séjour : on sacrifie le repas du soir, direction le Pub The Isles avec bière locale Ale of Portree. Moult pintes et drams. Ludo fait sécher ses chaussettes sous le dryer des gogues et noue la conversation dans les toilettes “Fucking french 4”. Nouilles chinoises de dépannage à minuit sur le parking/bivouac et re-bières. Guillaume dort debout.
Demain on se lève tôt pour éviter le pire portage.
J3 Portree → Bothy (Raasay) - 14,58 milles
Aujourd’hui, c’est la Saint-Patrick (voir plus bas)
Une fois n’est pas coutume Guillaume et Christophe se lèvent une heure trop tôt. Mais c’était pas volontaire, c’était le non changement d’horaire. Heureusement qu’on s’est levé tôt, on traîne les kayaks dans la boue (la mer descend, le portage aurait pu être pire). Saint Patrick 1 : bain de boue dans le port. Et vue de dessous c’est comment ? Il sonde le fond avec sa pagaie et perd ses lunettes.
Objectif : remonter tout le Loch jusqu’à Staffin Bay le long des falaises, mais on a le vent de face.
Falaises à moutons. LOUUUUUUUUUUUUTRE !!! Falaises à moutons. Phoques. Falaises basaltiques à moutons. Cascades. Laure arrive en limite d’autonomie “c’est quand qu’on arrive ?”
Stop à Bearraraig bay. Cascade... classique. Très belle conduite forcée. Saint Patrick 2 : « Holiday on Algues », il loupe son triple Axel et se cogne contre la pointe du kayak. La mer monte. Un bateau se fait la belle : Saint Patrick 3.
15h : Staffin Bay paraît trop loin, il reste encore les deux tiers du trajet. On décide de traverser vers Rasay (3 milles). Ludo se muscle la fesse gauche. Le long de Fladday, visite de grottes et recherche de la Bothy Path.
Bothy Trail avec les sacs étanches sur 700m dans les tourbières. Ce jour-là marque la fin des pieds secs... On envahit le Bothy avec notre bordel. On prend de la hauteur au-dessus du Bothy pour capter l’Oracle de Stornoway... puis les prévisions de David “je serais vous, j’éviterais Staffin, Vent de Nord Ouest force 6 à 7, ça va cartonner”.
Retour au Bothy. Une autochtone et ses deux enfants nous chassent à coups de Bothy Code. Négociation : quatre dormiront à l’intérieur, et quatre sous la tente.
Tartiflette à la fraîche. Où l’on apprend qu’il faut faire cuire le lard et les oignons, AVANT.
J4 Bothy (Raasay) → Eyre Point (Raasay) - 10,10 milles
Comme on est bien élevés, on prépare le petit dej à l’extérieur pour ne pas réveiller l’autochtone, finalement plutôt sympa. L’Oracle se confirme : météo défavorable vent N NW. On fera donc le tour par l’Est de Rasay.
Re-portage dans l’autre sens, habillage, chargement et départ sous la flotte et le regard pudique de l’Ecossaise et de ses enfants, interloqués, qui nous ont raccompagnés « Seems to be a lot of bothering before canoeing !!! ».
Matinée abrités par l’île. Concours de pêche. Armel : un gros lieu. Ludo : un lieu et deux maquereaux. Armel avec sa prise « qu'est-ce que je fais de ce truc ? ». Christophe tente une oursinade, mais se ravise : il a pitié. Séquence émotion : on croise un ban de dauphins et un requin pèlerin.
Déjeuner à Brochel Castle. Un spectre en cape de pluie hante ses ruines (ou serait-ce Saint Patrick ?). Ludo, Julien et Mémel, très pros, vident les poissons.
On repart... le vent forcit et vire plein Nord. Houle 3/4 arrière, ça bouuuuuuge. Ludo s’amuse, d’autres moins. Mer formée. Arrêt catastrophe avant la pointe Rubha na Leac qu’on était censés passer, sur une plage de cailloux et de rochers. Shorebreak. Karine et Julien tentent d’ouvrir le débarquement... mais finissent à l’eau. Finalement on suit Christophe. Guillaume et Laure mettent leur casque. Atterrissages rock’n’roll au surf. Ludo tente de casser les cailloux. Résultat : Cailloux : 4 - Kayak : 0 et toutes les affaires du pont arrachées.
On pose les tentes dans un champ d’orties. Oracle à bout de bras... mais trop tard, on rate la météo du lendemain. Laure, Iphone Addict, manque tomber de la falaise pour capter les prévisions de David. Ludo et Armel tiennent à préciser que c’était la plus belle vue des toilettes. Christophe manque se tuer à coups de garcette dans une crevasse et se scie les doigts. Ludo tente de réparer son kayak au scotch américain. Christophe tente de réparer ses doigts au sparadrap Stéristrip.
Préparation du dîner de poissons by Guillaume & Laure sur conseils de Julien. Christophe met le feu... aux détritus de la plage. Il pleut. Le feu de poubelles de Christophe nous réchauffe bien. Patrick n’a pas oublié les condiments (de toutes façons on est coincé entre la mer et la falaise). Délicieux repas de la pêche du jour.
Ludo est le premier couché...
J5 vers Portree… finalement Isthme de Braes - 6,25 milles
Départ matinal pour profiter d’une mer plus clémente. Météo : vent toujours du Nord, et fort.
Tout le monde est fatigué. Laure arrive en limite d’autonomie. Traversée jusqu’au Nord de Scalpay et pause déjeuner bien nourrissante avec tous les restes... et les Diots pré-cuits le matin par Guillaume. Miam miam.
On laisse tomber le tour de Scalpay : trop loin. On remonte vers Portree. Christophe voit un sous-marin dans la brume (de la brume ?). On remonte face au vent dans les Narrows of Rasay. Petit crochet dans le Loch Sligachan.
Pendant que Christophe et Ludo tracent tout droit vers l’isthme de Braes, certains font du rase-cailloux, et d’autres du vide-rosadou, planqués derrière les falaises. Pendant ce temps-là, Ludo apprend à nager à son téléphone et chasse le mouton.
Recherche Bivouac Abrité Désespérément. Enfin, surtout Christophe. Ludo et Patrick prennent le seul emplacement sans cailloux et sans pente. Les autres dépavent. Christophe met le feu... aux détritus de la plage (palettes, cordages, épave). Il pleut. On s’amuse comme on peut autour du feu : “Ca touche, ça touche pas”. “Monsieur et Madame Zobysréver ont deux fils”. “Bvvvvp Bvvvvp”.
Au lit !!
J6 vers Portree via Broadford - 10,21 milles
Dernier jour sur l’eau.
Petit dej... On s’amuse comme on peut, la suite : cap ou pas cap de manger une limace ? « Si je mange une limace tu la manges aussi ». Morale de l’histoire : ne jamais faire de pari avec Christophe.
Objectif : Portree au Nord, retour maison... mais le vent souffle du Nord justement. Entre toute une journée face au vent et toute une journée vent dans le dos, on choisit la journée vent dans le dos avec la navette en bus. Direction Portree via Broadford (au Sud).
Drôle de journée... fourbus, un goût de retour.
Christophe a mal au bras
Christophe a coincé sa dérive
Christophe met la crème solaire d’Armel
Christophe va pisser
Armel va pisser
Laure arrive en limite d’autonomie…
Arrivée à Broadford vers 15h
Ludo, Julien, Karine et Laure partent faire la navette en bus pour récupérer camion, voiture et remorques. Finalement, deux reviennent avec des bières, et deux autres partent à Portree. On vous laisse deviner qui...
Rencontre avec un autochtone habillé comme Thierry Lhermitte dans “Le Père Noël” mais qui maîtrise parfaitement le Français...
Objectif : camping-resto-pub de Kyle of Lochalsh.
Evacués d’un camping prétentieux comme des Roms vieux au mois d’août : “Read my lips : NOOOOO”. « Camping french 5 ». Finalement ce sera fish & chips & midges (“...” – bruit silencieux des midges sur la frite froide) puis Pub. Oufffff !
Quête désespérée d’un lieu de bivouac jusqu’à 2h30 du mat’ et chasse aux lapins sur la route...
J6 Coventry
Midges Wake Up (« pssssshhiitt » - bruit de l’Insect Ecran spécial « Zone Infestée » avant de traverser le nuage…). Brunch à Fort William. Beans, eggs and bacon... Pas de Trappiste au rayon bière. Rupture de stock ?
Toujours pas de douche... Route. Course le long d’un Loch
entre Ludo et un cormorran. Ludo = 0, Comorran = 1. Route. “Frustration can cause
accident” (Sécurité routière) Route. “Life is too short to
suck” (pub pour les bonbons Polo) Route. Camping de Coventry et
rave party dans le hangar. Douches payantes pour
certains, d’autres résistent jusqu’au lendemain (cf l’odeur de vieux clochard
sous la tente). J7 Paris La tente de Ludo, Armel et
Laure a été piégée à la confiture et à la garcette par deux terroristes. Ludo, Armel et Laure
craquent et partagent une douche (Ludo : “Laure c’était bien la douche...”
Laure tient à préciser que c’est le “coin”
pour la douche.) Route. En avance à Douvres:
l'exploit ! On a quand même réussi à
se paumer dans la zone d’embarquement : “The Owl of Shame” La serveuse était très
mignonne (Pat et Ludo) Bikers sur le parking et
bataille d’eau. Arrivée en France : il
pleut, c’est bien la peine de rentrer d’Ecosse. Fin du voyage : un
dernier rinçage des gens et des bateaux… sous la pluie ! Trouvez qui a dit : Elle est pas barbue mais
elle aime les femmes Même les vaches elles ont
l’air de moutons C’est décidé je deviens
gay Prends aussi large que
t'es jolie puis Prends aussi large que t'es bonne C'est hors du contexte Des vaches à poil -
à poil les vaches J'aime les hommes mais pas
les gros C’est des falaises à moutons T'as les bonbons qui
collent au papier Si tu la manges, j'en
mange une C'est pas un Q-boat, c'est
une laisse de mer Il faut se méfier parce
que l’angle mord C’est décidé finalement je
veux plus être gay, je veux être biker. Le mot sec n’existe pas en
Ecossais, sauf pour le whiskey