WE de pâques

WE de pâques

Du Vendredi 21 Mars 2008 à 18:30 au Lundi 24 Mars 2008 à 22:56

Alexandre Aude Christophe David Laurent Méryl Moran Stephan

Le compte-rendu

J’imagine qu’il faut préciser avant toutes choses que le départ s’est fait samedi matin après une série importante de mails et contre mails. Chacun donnant un avis sur une motivation plus ou moins importante par rapport à la météo. La météo a en effet oscillé entre un peu et pas beaucoup de degrés, justifiant les hésitations des plus frileux (ses).

Ensuite éternels (sempiternels ?) courses, chargements et plein d’essence. Direction le Morvan avec à bord du camion Aude, Méryl, Alex, Christophe, Laurent, Dave, Stéphan et Moran. Rien à signaler sur la route sinon le froid qui s’insinue déjà entre les kayaks. Arrêt au dessus du Cousin (enfin un peu loin car le conducteur ne sait pas viser) pour vérifier si la décision de se faire un week-end reprise dans le froid est justifié par un bon niveau d’eau. De l’eau, il y en a dans le Cousin. C’est parti pour un bon week-end kayak en perspective.

Une première descente 2008 de la partie basse de la Cure avec un peu de neige pour nous accompagner. Et Stephan, pour sa reprise s’est dit : il faut, pour se sentir à l’aise sur l’eau, maîtriser la base du kayak. Donc au départ de la Truite, alors que tout le monde s’élance tranquillement – frileusement- sans grande envie de se mouiller, Stephan se fait un stop, une reprise, un back, un plouf et un eskimo en 100 mètres. Sa saison 2008 est lancée. La Cure avec un bon niveau d’eau c’est quand même moins monotone, c’est plus rythmé et ça gratte moins. Petite descente sympathique donc.

Nous avons ensuite pris la direction du Chalet. Eh oui, grande première. Pour que Méryl vienne, Alex a dû batailler avec son téléphone pour nous dégotter un charment petit gîte. Condition sine qua non pour que Méryl l’accompagne. Merci Alex pour cette trouvaille fort plaisante. Un gîte joliment retapé par un couple accueillant. Spacieux à souhait avec 2 chiottes, 1 douche, 1 baignoire, 8 lits avec couettes. Sauf pour Christophe qui veut quand même un arrière goût de camping en dormant dans son sac de couchage, allez comprendre. Comble du luxe, une cheminée et de l’espace suffisant pour faire sécher toutes les affaires légèrement humides du jour. Enfin pas forcément « légèrement » humides pour certains !

Envieux peuvent être ceux qui ne sont pas venus en riant sous cape que les participants de ce week-end allaient avoir très froid. Envieux peuvent être ceux qui prétendaient avoir loué tous les gîtes dans le Morvan. Envieux peuvent être ceux qui n’ont pas d’épaule ni de carrure ni de carcasse pour assumer un bon week-end plein d’eau, de neige et de soleil. Envieux peuvent être ceux qui se contentent de la Cure et du Chalaux dans le Morvan.

Kayak le dimanche sur, sur, sur ??? La Cure ? Non ! Bah le Chalaux alors. Non ! Sur le Trinquelin !!! C’est pas tous les jours qu’on se fait une première dans le Morvan. La neige étant tombée dans la nuit, c’est au ralenti avec un gentil tracteur-déneigeur qui nous ouvre la piste pour accéder sans encombre au départ du Trinquelin juste en aval d’un joli petit lac, à côté d’une station EDF. Mais voilà que la neige et un simple petit arbre encombrant le début de cette rivière à lit étroit (environ 4 mètres de large) freinent les enthousiasmes du groupe.

Alors c’est reparti sur la petite route bien enneigée et pentue que nous venons d’emprunter. Mais voilà qu’arrive en contre sens un sale parigot avec sa jolie voiture toute propre. Que se passe-t-il alors ? La sale parigot reste en plein milieu de la route. Alors « Christophe le Pilote » hésite un quart de seconde avant de prendre le bas côté pour ne pas perdre sa vitesse dans la montée. Le camion ne passe pas malgré cela. Arrêt de la bête et le sale parigot lève les bras pour dire « que pouvais-je faire ? ». Lui s’en va mais pas le camion, bloqué. Tout le monde descend, Dave prend les commandes du bestiau.

Y’a plus qu’à pousser pour ceux qui sont descendus. Et si le camion repart, on l’arrête pas car c’est enneigé et en côte ! Alors on pousse, on pousse et le camion sort du bas côté puis repart. Mais les choses se compliquent lorsqu’il faut monter dans le camion en marche. Un, deux, trois, quatre, cinq et six personnes sautent sans encombre dans le camion. Tout le monde y est ? Euh oui ! Enfin non, il reste encore une personne en train de courir dans la neige à côté du camion, genre qu’est-ce-que je fais là ? Et qui ose dire mi stressée mi amusée : « Mais j’ai jamais appris à faire ça moi ? » Parce que les autres y sont parvenus grâce au stage commando obligatoire à réaliser lors de sa première année de kayak... Enfin Méryl, tu nous auras bien fait rire !

Aude, quant à elle et pendant ce temps là, n’a jamais fait de kayak. Eh oui, la présidente a décidé d’abandonner l’association pour devenir présidente d’un club de cyclotourisme morvandiau avec spécialisation traficotage de chaîne de vélo… Donc pendant la descente, elle a fait navette girl comme toute femme qui se respecte et qui accompagne un groupe de kayakistes! Puis un petit tour de vélo.

Kayak pour les autres ! Et ce dimanche de Pâques, il était dit que ce serait une première dans le Morvan. Ce ne sera pas un Trinquelin. Qu’à cela ne tienne, il nous reste le Cousin ! Un joli parcours classe II-III avec plusieurs séries de rapides intéressants et une belle vague à surf au début du parcours. A la première descente, Annette et Frédo qui nous ont rejoints peu avant nous accompagnent. Parcours au calme, sans pêcheurs, randonneurs, autres kayakistes, routes, maisons (si ce n’est le joli moulin à mi parcours). Que du bonheur. Ah si, pour passer le temps sur l’un des planiols, Alex raconte à Annette une petite blague, histoire de la détendre un peu. Premiers rires communicatifs de sa part. Si vous voulez la blague, demandez là à l’une ou l’autre en demandant, c’est quoi la blague du pain au chocolat ? Sinon, RAS.

Pour la deuxième descente, les petits bras s’arrêtent : n’est-ce pas Alex, Dave, Frédo, Annette. Après la navette expédiée grâce aux petits bras qui s’en chargent et un sandwich avalé à la va vite, c’est reparti pour un tour avec une équipe réduite mais plus motivée que jamais. Certains sont tellement motivés qu’ils ne s’arrêtent même pas à la belle vague à surf… Eh Christophe, c’est pas parce que tu ne surfes ni n’esquimautes pas qu’il faut zapper les beaux spots ! La première descente s’est faite en 2h30 alors que la seconde s’est faite en 1h10 ! Et on compte la pause au moulin où on a déposé Laurent, à bout de force mais heureux de son premier Cousin. Puis reprise en boarder cross jusqu’au bout pour les irréductibles. Qui sont-ils ? à vous de le deviner en relisant bien qui était au départ et qui s’est arrêté en cour de route. Il est a noté que sur cette dernière descente, nous avons eu pluie, neige, vent et soleil. Pas fréquent en une seule descente…

Après cette belle première du Cousin, pause câlins auprès de deux beaux ânes. Certains font des photos, d’autres des caresses, d’autres les nourrissent, d’autres aiment leur caresser les « couilles » (dixit Chr… qui doit en avoir de bien étranges et bien molles) qui se trouvent juste en dessous de la gueule et certains les font même parler. Allez comprendre, chacun sa vision de l’animalité.

Retour au gîte et bonne soirée en perspective. Apéro, tarot, plat chaud, photos, beaujo’ –c’est pour la rime- (merci Frédo pour ce Fitou) et blagues et rires en rafales d’Annette. Tous les ingrédients pour passer une bonne soirée. Mais voilà que les organismes, un brun usés par le froid, sont peu résistants. Dodo pour tous dès 23h. A noter, la veille au soir, grâce à ce beau gîte tout confort on a pu se faire une soirée visionnage de vidéo de kayak pour petits joueurs (Sickline 4 pour les amateurs).

Il est déjà 11h le dimanche quand le moment du débat de la rivière du jour se pose. Il a été aussi rapide et efficace que le nombre de mails envoyés pour organiser cette sortie. Après de longues hésitations, on se décide pour poursuivre la logique du week-end. Nouvelle année, nouvelles rivières. Ce sera donc le Trinquelin. Après un nettoyage rangement rapide et efficace du gîte et après un remerciement aux proprios, on part direction l’arrivée de la rivière afin de savoir ce qu’il en est. Entre temps, Dave et Aude ont décidé de braver le froid pour un « raid » vélo à travers le Morvan.

Si une grenouille frileuse accueille le groupe de kayakistes au bas du Trinquelin, c’est pour indiquer que d’autres grenouilles devraient arriver d’ici 30 minutes. Mais la neige et encore un arbre en travers de l’arrivée diminuent l’ardeur des derniers irréductibles de la nouveauté. Ce sera donc un troisième Cousin. Ce Trinquelin semble nous échapper encore. Pour une prochaine fois, ça c’est sûr. Mais avec de la pluie et non de la neige.

Il est des descentes où la météo ne veut vraiment pas vous aider. On quitte Annette et Frédo qui préfèrent le sec de leurs habits à l’humidité de la navigation. Mais merci quand même car ils se chargent de la navette. Départ sous la neige donc. Le froid et la neige engendrent un début calme jusqu’à la belle vague à surf. Ici commence vraiment l’échauffement entre ceux qui regardent, ceux le traversent du bout du bateau et ceux qui la surfe. Puis poursuite de la descente. On croise Dave et Aude sur le pont devant le moulin. Mais comment ont-ils fait ? Après brèves explications de haut du pont à bas de la rivière, il s’avère que Dave a cassé sa chaîne juste en arrivant à Carré-les-Tombes. Comme c’est étrange… Aude, tu es sûre que tu voulais être 500 mètres derrière ton homme pendant toute une journée ? Et comme de par hasard vous croisez Frédo et Annette. Ça sent quand même l’embrouille…

Et les autres pendant ce temps là achèvent leur descente sous des quantités de neige-grêlons. Il est à noter que dans ce cas-là, un surf dans une petite vague suffit à reprendre sa vue car les flocons ne vous tombent plus dans les yeux mais sur la nuque ! Fin du parcours et fin du week-end par un petit câlin à nos deux nouveaux amis les ânes. Et comble de la classe, fin du compte rendu juste lorsque la fine fleur de l’équipe ouvre les grilles du club pour clore ce week-end par un rangement-nettoyage du camion et par un réglage des comptes : un peu moins de 100 euros, compte-rendu.

Nul ne peut se satisfaire de la conclusion d’un aussi bon week-end dans les bouchons parisiens d’un week-end de Pâques, sous un temps dégueulasse et avec en perspective la reprise du boulot… Qu’importe, pour certains le retour dans le Morvan est prévu dans … 4 jours. Ça devrait aller. Surtout que le temps qu’ils arrivent à la conclusion de ce compte-rendu, il sera déjà bien vendredi soir 28 mars 2008, temps pour eux de repartir vers de nouvelles aventures.
RivièresRivières : Cure - Cousin

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