Cure
Du Dimanche 01 Octobre 2006 à 08:30 au Dimanche 01 Octobre 2006 à 08:30
Le compte-rendu
Samedi, 8h30. Le kayakiste standard dort encore que les 7 jkpistes sont déjà sur le pied de guerre, soit par ordre alphabétique: Christophe, Eric, Gessy, Meryl, Moi, Nico, et Pierre-Antoine.
En deux temps trois mouvements le camion est chargé (ou presque comme on le verra plus tard), les kayaks mis sur la remorque neuve (ou presque comme on le verra plus tard), et les 7 kayakistes derrière le pare-brise éclantant (ou presque comme... 'fin bref).
Comme on était tous très bien réveillé, il ne nous a fallu que 3 conducteurs pour parcourir les 250km qui nous séparent du Pont du Montal.
Nous arrivons dans un Morvan frais et humide un peu avant 13h, assez peu confiants quant au moyen de faire la navette entre la Truite et les Ménéfriers. Mais comme un jkpiste est un kayakiste chanceux et sympatoche, nous croisons une famille de dijonais au départ qui se préparaient à manger et à faire la même partie que nous. En bon squatteurs de navettes, nous voilà en train de nous incruster.
Un petit sandwich plus tard, on arrive au parking de la truite, et là.. show case de matos pour les anciens, et show case de non-matos pour les nouveaux.
Alors que christophe exhibe son kway qui brille, tient chaud, respire, et déperle, les trois nouveaux n'ont pas de kway. Heureusement, nico a pu passer son kway, il ne risque plus rien maintenant qu'il a son tribord à fleurs, et je leur ai prêté mes vieux kway troués. Avis aux vendeurs de kway, il y a affaire à faire!
Pareil, tandis que Meryl chausse des botillons sans trous (les choses changent ma pauv' lucette), Pierre-Antoine chausse des babouches qui rivaliseraient sans problème avec la combi de Delphine 1.
Bref, on ne va pas s'arrêter à ça, il fait plus de 10 degrés, et après tout on est là pour en chier.
Christophe part donc faire la navette, il jette au passage Eric, Gessy et PA au départ du montal, là où ils vont attendre une petite heure (par 10 degrés et en shorty s'il vous plait).
Rien à signaler sur la Truite si ce n'est un niveau assez faible. La descente se poursuit donc à sept. Autant le dire tout de suite, la cuvée "nouveaux 2005" est plutôt bonne, puisque tous assurent déjà à max dans leur bateau.
Signalons toutefois un arbre un peu trop penché sur la rivière et caché dans un virage dans la dernière partie, dans lequel Gessy est allé se baigner. Plus de peur que de mal, mais je pense qu'il s'en souviendra longtemps. Quelques secondes plus tard, trois rafts de belge venus faire le bas de la cure (faut bien être belge pour ça) nous font sensiblement le même topo en s'encastrant les uns dans les autres juste au dessus de l'arbre..
Sur la fin, malgré les multiples avertissements concernant le classique et bien connu rocher à double cravatte, il a fallu qu'un con aille s'y fourrer.. Bon, officiellement, j'ai essayé de passer entre les cailloux. Officiellement, on peut dire que ça ne marche pas. J'ai pu ensuite tester la vigilance des encadrants jkpistes en largant pêle mêle mon éponge, ma corde, et ma pagaie. Résultat: 3/3, ça assure au jkp! Bref..
Fin de descente, fin de journée. Comme une bonne habitude doit s'entretenir, on file au rad de Quarré y boire un coup.
Ragaillardis par le bar, nous faisons route vers le dolmen. Sur le chemin on s'arrête faire un peu de market avec le club de Sartrouville (le comité communication en la personne de Nico ne nous a pas laissé le choix), et un peu de bois aussi.
Comme d'hab, deux équipes se mettent en place, l'équipe bucheron et l'équipe bouffe. On se doit de saluer très bas l'équipe bucheron qui a réussi à abattre un arbre de 4m et 50cm de diamètre. Tout ça pour "faire une cabane" comme l'a si bien expliqué Gessy à une "relou-de" promeneuse qui avait peur qu'on fasse du feu ce qui est génant pour les promeneurs qui ensuite marchent dans les cendres.
Le doigt de Méryl coupé plus tard, nous voilà devant un feu allumé sous une petite pluie après une journée pluvieuse (ceci est un défi pour le père Simon), avec seulement un demi zip et un quart de feuille de papier (sisi), fin prêts à envoyer la sauce (ou les pates disons).
C'est là qu'on remarque la disparition. La cocotte n'est plus là. Pourtant, Christophe se souvient bien de l'avoir prise, d'avoir pris la malle bouffe, d'avoir chargé la malle bouffe, d'avoir... Y'a des casserolles, non?
Bref.. Biscuits d'apéro (pour un compte-rendu, demandez Christophe), pates, vin (pour plus de gorgées, demandez Nico), et dessert dans le camion en jouant à l'enculé. Certains ne connaissaient pas l'enculé, ils ont compris assez vite, et des fois à leurs dépends (demandez Eric).
22h30, c'est l'heure d'aller se coucher. Après d'âpres négociations sur qui irait se coucher avec Christophe (ou encore qui n'irait pas se coucher avec Nico), c'est de nouveau l'heure du show case. Meryl et Christophe sortent leur duvet -27, Pierre-Antoine nous sort son duvet +25 à fleurs, et Gessy qui croyait qu'on rentrait le samedi soir nous sort.. rien. Heureusement, Nico a pu prêter à Gessy un duvet et Pierre-Antoine a pu se réchauffer dans une couverture supplémentaires. Des rumeurs courent toutefois comme quoi l'on aurait entendu des claquements de dents cette nuit là...
Bref, lendemain matin, bien dormi pour certains, mal pour d'autres (là aussi, si vous avez du matos à vendre c'est le moment, il y a du client).
On part sur la haute. Comme à l'accoutumée, jkp toujours dernier, on rate la navette avec le club de Sartrouville au départ.. Pas grave, on s'équipe quand même, on verra plus tard. Certains apprennent avec tristesse qu'il est toujours pratique d'avoir deux maillots quand on part dans le morvan (ils étaient là pour en chier, ils ont été servis..).
Une bonne descente de la Haute, peu d'événements.. Gessy s'est fait trahir par sa jupe au premier seuil, Eric avait tellement prévu son eskimo qu'il s'est retourné, et Pierre-Antoine ne s'inquiète pas. Les sept taureaux en laissent quelques-uns à l'eau. Gessy, sage, s'abstient de tenter l'aventure.
Transformé en navette-boy, je vais chercher le camion avec un local bien sympa, on remonte, un sandwich plus tard je redescends (en ayant biensûr vérifié la remorque) et choppe la navette des gars de Corbeil. Si un jour un gars de Corbeil vous fait la navettes, attention, ils semblent avoir l'habitude de passer à 150 en klaxonant devant vos amis sans vous déposer...
Deuxième descente, on est un peu plus lourds mais plus aguerris.. Du coup, Eric arrache son eskimo (mais la rivière se vengera plus tard). Entourés de 27 rafts de l'AN, eux-mêmes entourés de 76 nageurs de l'AN, on descend tranquilement dans cette nature sauvage et préservée.
Dans les sept taureaux, Pierre-Antoine dit bonjour au poissons et met à l'épreuve ses babouches. Résultat: nager ou remettre ses babouches en place, il faut choisir.. Arrivés au goulou, Nico et moi partons premier pour mettre une corde au stop précédent le goulou. Bizarrement, Nico ne s'arrête pas au dessus du goulou et y fait un stop de 30 secondes. Personne ne saura ce qu'il a fait dans son stop...
Pierre-Antoine passe le goulou sans trop d'encombre, et Eric reçoit sa punition: il vient s'échouer sur un cailloux à 2m au dessus du goulou. Quelques secondes plus tard, Nico l'escaladeur vient à l'aide de son bateau tandis qu'un raft de l'AN arrive pour le faucher.. Heureusement j'ai pu dévier le raft de l'AN de quelques cm en tirant dessus, ce qui m'a valu de me faire tirer dessus.. Bref, après quelques discussons, Eric sort de son bateau et prend la chicken à droite.
Nous rentrons donc, sans oublier une halte à Quarré pour gouter les nouvelles gauffres 2005, servies par la descendance. Pierre-Antoine a testé le caramel, et Eric a tout spécialement pu gouter la chantilly. Sur la route, on croise des gendarmes. Malheureusement pour eux, on roulait à 32km/h, ils n'ont donc rien pu nous dire..
Rivières :
Cure
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