Si cela ne vous dérange pas, je vais écrire ce compte rendu : ça évitera de trop me faire charrier... parce que mine de rien le kayakiste aime bien balancer.
Vendredi 19h15, à la Porte de Brancion, on finit de choisir la destination du week-end : Tarn, Ardèche ou Allier ? Les courses sont faites à l'avance, nous ne partirons pas pour autant plutôt…
Tandis que l’équipage de Simon se dirige vers Bordeaux, le reste de la joyeuse bande de kayakistes fait route sur l’Allier, Méryl connait par coeur pour y avoir encadrer.
C’est vers 1h00 du matin, que nous plantons nos tentes au milieu de chats errants-mangeurs d’hommes (c’est Alex qui me l’a dit) de la familière Aire de repos Lafayette. De nouveaux couples se forment : Delphine (lâcheuse !) partage sa tente avec Christophe (lâcheur !), Moran et Guillaume dorment dans le camion, et moi je supporte les abominables ronflements de Mathieu.
Le lendemain, nous sommes rejoints par P’tit Louis sur le Haut Allier, sur le parcours Monistol-Prades : des magnifiques paysages en gorges, des petits spots pour jouer mais aussi de (trop) longs planiols. Une partie de kayak polo s'improvise entre les rapides. Cette après midi, il y a donc de quoi se faire plaisir et se remettre en bras et espérer faire un peu plus gros demain.
C'est dans une grande et belle clairière et sous la pluie que nous dressons, pour la 2eme nuit, notre camp. Le rhum vanille-café d'Aude aidant, c'est dans l'ivresse et la joie que nous partageons notre repas, amen. Au dessert, faute de gonzelle, P'tit Louis en profite même pour me faire des avances, preuves vidéos à l'appuie. Mais je ne les montrerai pas, elles me compromettent aussi, même si je tiens très bien l'alcool.
Dimanche, Dorian trouve et retrouve tous les oeufs de Pâques tombés du ciel. Après quelques courses, et courses poursuites entre Mathieu Schumacher, pôle position et Frédo, nous voilà sur l'Allier Supérieur (dans les "700 rivières" cherchez à Allier pas à Supérieur) prêts à affronter les petits 7,5 m3 (le topo indique un débit minimum à 8...). On peut d'avance prédire quelques belles cravates. Sur les 300 premiers mètres, Guillaume teste l'organisation en cassant sa pagaie, et heureusement Christophe n'a pas oubliée la démontable.
L'ancêtre (kassedédi à Brassens) nous donne de bons et judicieux conseils de navig' et promène Annette en topo-duo. La Triple Chutes est parfaitement passée par tous. Les passages laissent penser qu'avec 20 cm d'eau en plus, ce parcours serait parfait. Pourquoi pas pour cet été.
Du coup, aussitôt débarqués, nous partons pour la Haute Loire en espérant qu'il y est plus d'eau. Trois quart d'heure de route plus tard, nous constatons que l'échelle hydrométrique ne trempe même pas dans l'eau... de quoi désespérer. Après un long débat, nous dormirons sur place et naviguerons sur la deuxième partie de l'Allier Sup.
Dave, en éclaireur, nous trouve un spot de rêve (un trois étoiles au guide JKP). Et c'est autour d'un feu, que nous nous sustentons toujours aussi joyeusement. Aude aura le droit de souffler ses bougies plantées sur 2 magnifiques gâteaux aux M&MS. La prochaine fois, on ramènera une guitare pour chanter du Beatles plutôt que parler de ma vie, mais promis je vous tiens au courant.
Lundi, après quelques batailles de pommes de pin et trois fois le tour du trou du cul du monde, nous voici de retour sur l'Allier : Pont de Jonchères à Chapeauroux. Dave est enfin d'attaque et il y a toujours aussi peu d'eau mais un très grand ciel bleu qui nous permettra de gagner du bronzage et frimer auprès de ses collègues mardi matin.
Seul l'ex-infran réussit à nous stopper et faire porter. La pro-team enchaîne grabs et rocksplats. Joinville Eaux Vives nous apprend que c'est sur le Lignon du Forez que nous aurions du nous trouver ce week-end.
Et c'est sur une arrivée au club à 1h00 du matin que ce superbe week-end s'achève...